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Pourquoi une cartographie ?

La liberté académique et l’autonomie institutionnelle constituent des valeurs fondamentales de l’enseignement supérieur. L’ouverture internationale – ou plus largement, l’internationalisation – des établissements est, par ailleurs, un outil essentiel dans la poursuite de leurs missions de formation, de recherche et de service à la société.

Depuis 2015 déjà, les établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont été interpellés par la situation des migrants et réfugiés qui s’est significativement détériorée du fait de l’intensité des conflits observés dans le monde. Par ailleurs, un nombre croissant d’académiques et de chercheurs – du fait de leurs travaux, de leurs positions, de leurs opinions – se sont retrouvés dans une situation de danger imminent, menacés d’intimidation, d’emprisonnement, voire de mort, et cela même dans des pays considérés comme démocratiques.

C’est donc convaincus du rôle à jouer dans notre société et de la nécessité de défendre les valeurs fondamentales de liberté académique et d’autonomie institutionnelle que les établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelle et l’ARES ont établi un groupe de travail, chargé notamment d’explorer des pistes d’actions individuelles et collectives en faveur des migrants et réfugiés, ainsi que des académiques et chercheurs en danger.

Une des premières actions envisagées par le groupe de travail a été de réaliser une cartographie des actions et initiatives prises par les établissements d’enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelle. Une autre volonté du groupe de travail a été d’associer l’ARES au réseau Scholars at Risk. Depuis 2017, l’ARES est donc pleinement engagée dans les missions de SAR (www.scholarsatrisk.org).

Objectifs de la cartographie

Cette cartographie a pour but d’illustrer l’engagement des étudiants, des professeurs, des chercheurs et des autorités des établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour l’inclusion des migrants et réfugiés ainsi que pour la protection des académiques et chercheurs en danger. La cartographie devrait également permettre de susciter des nouvelles actions et initiatives, ainsi qu’une possible mutualisation. Enfin, elle permettrait de réfléchir avec Wallonie-Bruxelles International et le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles à prendre des mesures pertinentes et complémentaires aux actions et initiatives déjà prises par les établissements d'enseignement supérieur.

D’un point de vue méthodologique, un questionnaire a été élaboré en reprenant une catégorisation des possibles actions et initiatives prises par les établissements d'enseignement supérieur. Celle-ci s’inspire largement du projet de l’EUA Refugees Welcome Map, auquel les universités de la Fédération Wallonie-Bruxelles ont contribué. Le questionnaire a été envoyé aux services des relations internationales de tous les établissements d'enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles, lesquels ont été invités à collecter et communiquer les actions et initiatives prises par ailleurs au sein de leur établissement.

24 établissements d'enseignement supérieur ont répondu à l’enquête, parmi lesquels 6 universités, 8 hautes écoles et 10 écoles supérieures des arts. Sur la base de leurs réponses, l’administration de l’ARES a rédigé une proposition de synthèse, que les établissements d'enseignement supérieur ont ensuite été invités à compléter, à préciser et à amender.

 

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