/ Bourses

L'appel à candidatures pour l'année académique 2018-2019 est ouvert.

La date limite* d'introduction pour les dossiers de candidature a été fixée au 8 février 2018.

*11 janvier 2018 pour les formations suivantes :

  • Stage en valorisation des ressources secondaires pour une construction durable
  • Stage en contrôle de qualité et assurance qualité des médicaments et produits de santé

 

01/ Objectif

L’objectif principal du Master interuniversitaire de spécialisation en Développement, environnement et sociétés est de renforcer les capacités de recherche sur les questions du développement socio-économique et environnemental. L’orientation entend transmettre les savoirs et savoir-faire nécessaires à une recherche de qualité, basée sur une analyse critique, une connaissance méthodologique pointue et une approche pluridisciplinaire des enjeux socio-économiques et environnementaux du développement.
Le Master de spécialisation interuniversitaire en Développement, environnement et sociétés amène les diplômés à expliquer et analyser les défis contemporains de développement durable, à comprendre la complexité des enjeux et la diversité des points de vue, à se forger une argumentation basée sur différents courants théoriques et différentes approches et dès lors à être capable d’intervenir sur ces défis de façon éclairée et critique. Ces apprentissages serviront notamment dans le cadre de fonctions professionnelles dans le milieu académique, dans des centres ou instituts de recherche et bureaux d’études appliquées ou des fonctions au sein de l’administration ou d’organisations non-gouvernementales.

L’objectif central est de renforcer la capacité d’analyse et de compréhension critique et pluridisciplinaire afin de mieux agir.

Le Master s’insère dans une perspective inclusive et durable des questions de développement, en amenant l’étudiant à intégrer une approche liant les réalités locales et le contexte global, le présent et le moyen voire le long terme, les stratégies, conflits et résistances des acteurs et les dynamiques environnementales.
Le master est une formation à la recherche et par la recherche.

Le programme est bâti sur la complémentarité des expertises des équipes participant au master tant sur le plan des formations données (économie, sciences agronomiques, sciences environnementales, sociologie et sciences politiques), sur leur habitude de pratique interdisciplinaire que sur des approches méthodologiques et des terrains et problématiques qu’elles pratiquent (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Amérique latine, Asie de l’Est, Moyen-Orient). Elle est aussi réalisée par la présence de cours incluant une démarche intégrée (exemple : Développement territorial et régional intègre des savoirs et des démarches à la fois d’économie, de gestion, de géographie et de sciences politiques).

02/ Contenu de la formation

Les cours couvrent 40 crédits en tronc commun et 20 crédits dans la deuxième partie (mémoire et terrain) organisée au sein d’une équipe de recherche spécifique. Les huit enseignements octroyés lors du premier semestre et en février du second quadrimestre visent chacun des objectifs spécifiques :

  • trois cours portent sur des approches pluridisciplinaires du développement (Analyse du développement, Développement territorial et régional, Théorie et gestion de la transition) ;
  • trois cours portent sur des enjeux liés aux acteurs (Régulations et résistances : stratégies d’acteurs ; Gestion des conflits : problématisation foncière et environnementale, Identités locales et globalisation) ;
  • deux cours portent sur la formation à la recherche stricto sensu (Méthodes et approches interdisciplinaires et Approche intégrée d’une question d’environnement).

Les cours sont organisés sur le campus de Louvain-la-Neuve (Belgique). Deux cours se déroulent sur le campus de l’ULg-Arlon (Belgique) en trois semaines résidentielles.

Après les cours, la période de mars à août est consacrée à l’élaboration du mémoire et, en lien direct avec ce mémoire, à une recherche de terrain destinée à récolter les données utiles pour la partie empirique du mémoire. Le terrain peut se dérouler dans un pays du Sud ou en Belgique (ou dans un pays limitrophe de la Belgique) en fonction des intérêts de l’étudiant mais également en fonction des possibilités d’encadrement et de financement.
Ce terrain, constituant la base du mémoire, est encadré par un promoteur issu d’une des équipes partenaires. Les thématiques des mémoires sont liées aux expertises de ces équipes, à savoir :

L’équipe UCL Louvain-la-Neuve et Mons :

Régulations et résistances face à la ruée sur les ressources naturelles
Des moteurs de changements globaux, régionaux et locaux ont fait évoluer les enjeux en termes d’accès et gestion des ressources naturelles. La compétition intensifiée pour ces ressources mène à une ruée sur la terre, le sous-sol, l’eau, les forêts. La volatilité des prix alimentaires et des ressources primaires, le changement climatique, et la dégradation environnementale s’ajoutent à cette image complexe. Ceux-ci posent de sérieux défis aux dynamiques rurales. Nous nous focalisons spécifiquement sur l'impact de ces changements sur les rapports de force entre différents acteurs et actrices du monde rural au Sud et au Nord. Nous visons à questionner d'une part les politiques locales et (inter)nationales de développement (régulations) et, d'autre part, les stratégies des acteurs locaux (y inclus leurs résistances).

Économie populaire et économie solidaire
Nous étudions la manière dont des initiatives d’économie populaire et solidaire, qui tendent à être passées sous silence par les théories traditionnelles du développement, construisent le territoire de vie à travers des dimensions économiques, sociales et politiques. Nous tenons compte de la manière dont ces projets s’insèrent dans le(s) marché(s), mais peuvent également mobiliser la redistribution, la réciprocité et l’administration domestique. C’est ainsi que nous étudions comment, à travers des pratiques d’économie solidaire, de commerce équitable, des femmes et des hommes revoient le paradigme de l’économie de marché en y ajoutant des dimensions sociales, culturelles, environnementales et politiques. Nous examinons les processus d’institutionnalisation de ces initiatives, entendus comme l’influence réciproque entre les organisations, l’espace public et les politiques publiques.

Développement et gouvernance territoriale
L’Ecole des territoires, représentée par le Groupe de Recherche en Action publique et Développement territorial (GRApDt), propose une vision du développement local et régional basée sur des ressources endogènes, l’activation des capacités communautaires et l’élaboration de processus originaux de régulation, de décision et d’innovation. Cette dynamique s’appuie sur l’émergence de systèmes productifs locaux, de processus de patrimonialisation – culturelle, historique, naturelle – ou encore sur des avoirs culturels ou cognitifs spécifiques. Cette dynamique socio-économique particulière peut s’inscrire dans des espaces pré-définis (une commune, une région administrative) ou amener l’émergence d’un périmètre original (parc naturel, région transfrontalière, « pays » , …), ce qui crée des réarrangements, des évolutions, en ce compris sur le plan de la régulation. L’analyse de la gouvernance territoriale porte sur l’étude des processus décisionnels originaux que semblables dynamiques induisent. Au vu des spécificités de l’équipe, l’accent est mis sur le rôle de l’autorité publique locale en relations avec les autres acteurs locaux, nationaux ou internationaux.

L’équipe ULG Arlon :

L’environnement et sa gestion
La gestion de l’environnement est un enjeu crucial pour le développement durable des sociétés et des milieux naturels et cela tant dans des pays du sud que des pays du nord. Elle a, au travers de son histoire, contribuée à produire des institutions, des politiques publiques, des professionnels et des experts, des savoirs et des connaissances tant scientifiques que non-scientifiques.


Nous désirons favoriser des réflexions critiques pouvant porter sur :

  • Les biodiversités & l’agroécologie

Le vivant sous ses différentes formes et à différentes échelles - de l’organisme à l’écosystème et aux populations - est devenu problématique. Entre réduction à l’instrument et idéalisation de la nature, l’idée d’une coévolution des espèces et de l’homme pose des questions nouvelles, que ce soit dans la conservation de la nature, la biodiversité agricole, la transition agroécologique la gestion des espaces protégés ou celle des zoonoses, entre autres. L’intérêt de recherche privilégie les complémentarités entre compétences, les formes de collaboration entre acteurs dans une perspective de connaissance et de gestion du vivant. Ainsi, les démarches de transition agroécologiques (pour la dimension agronomique – écologique et sociale) ou de gestion participative de la biodiversité (par exemple, pour celle de la conservation biologique des espèces et des variétés) sont autant de thématiques qui pourraient faire l’objet de recherches par les étudiant(e)s.

  • La participation et l’expertise des praticiens en matière environnementale

Dans la gestion des problèmes environnementaux liés aux projets de développement, tant les chercheurs que les experts sont amenés à entrer en contact avec des publics (usagers, patients, amateurs, riverains, membres d’une communauté…) pris soit comme « destinataires », soit comme « bénéficiaires », mais aussi comme des acteurs plus ou moins organisés qui expriment leurs préoccupations, qui collaborent à la définition des questions de gestion, voire à la collecte de données ou encore qui participent aux controverses : sur l’aménagement du territoire, sur la préservation d’une ressource naturelle, sur la conservation d’une espèce, sur le développement des énergies renouvelables, sur la gestion des déchets, etc. Il s’agit alors d’explorer comment ces interactions affectent autant la recherche ou les projets de développement que leurs protagonistes. La focale est ici portée sur les enjeux de participation (recherche participative, gestion participative, sciences citoyennes, mouvement social) et l’exercice de l’expertise (scientifique et technique) lorsqu’elle est mise à l’épreuve de sa dimension nécessairement publique.

L’équipe ULG Gembloux :

Politiques agricoles, développement rural et étude des chaînes de valeur
L’Unité d’économie et développement rural (UEDR), partenaire du master, a pour vocation d’intervenir dans l’évaluation des actions de coopération, particulièrement en Afrique et en Asie du Sud-Est dans les domaines de l’agriculture, des politiques agricoles et du développement rural. Elle s’est également spécialisée dans l’étude des chaînes de valeur (riz, café, cacao, coton, noix de cajou, palmier à huile, maïs, sucre, viande bovine, volailles, aquaculture, ….) et dans la mesure de leur compétitivité.

L’expertise de l’UEDR est actualisée en permanence au travers de sa participation à différentes recherches-action notamment au Vietnam et en Afrique centrale. Elle accueille également des chercheurs qui effectuent le plus souvent des doctorats alternés réalisés en Afrique et en Asie dans le domaine du développement rural (information détaillée sur le site WEB : http://www.fsagx.ac.be/eg) et du financement en milieu rural (Bénin, Burkina Faso, Togo, Cameroun, RDC, Burundi, Laos et Vietnam).

Les étudiants pourront donc s’intégrer dans les travaux réalisés et, le cas échéant, réaliser un travail de terrain en appui aux recherches conduites par l’UEDR.

03/ Conditions d'admission

Le Master est accessible aux porteurs d’un diplôme de 2ème cycle (valorisant une formation de 120 crédits) dans un des domaine suivantes : sciences économiques et de gestion, sciences sociales (en ce compris l’anthropologie), sciences politiques, études européennes et administration publique, sciences agronomiques et Ingénierie biologique et sciences de l’environnement, qui ont obtenu ce diplôme ET leur mémoire de fin d’études avec au minimum un grade de distinction (mention BIEN ou équivalent).

Tous les étudiants sont admis sur dossier : ce dossier comporte le détail des résultats obtenus, un résumé du mémoire (travail de fin d’études) relatif au dernier diplôme obtenu, le détail relatif aux expériences acquises en matière de développement et une lettre de motivation justifiant la demande d’inscription à ce diplôme en un an.

Tous les étudiants doivent proposer OBLIGATOIREMENT en plus du dossier un préprojet de mémoire de cinq pages. Ce dossier expose une question de recherche pour un mémoire universitaire de second cycle et un premier état de l’art lié à cette question de recherche. Cette question de recherche devra s’insérer dans l’expertise d’une des équipes partenaires (cf supra). La question de recherche proposée sera sans aucun doute modifiée lors de la mise en œuvre du mémoire mais ce document préalable permet de vérifier les aptitudes à la recherche du candidat (capacité de poser une question ni trop spécifique ni trop large ; utilisation de ressources de qualité ; renvoi à des sources bibliographiques, à des auteurs ou des travaux pertinents, …).

Dans le cas d’un boursier ARES, le boursier doit avoir une expérience de plusieurs années liée au développement ou à l’environnement, expérience acquise dans une fonction d’étude, d’analyse ou de gestion de projet environnementaux, ou de développement. Cette expérience s’est déroulée dans une organisation du Sud, du secteur public ou privé, non marchand voire marchand. Le candidat travaille de façon privilégiée dans un centre universitaire ou établissement scientifique, un organisme ou un département de recherche, d’étude ou de conseil dans le domaine socio-économique ou environnemental. Il peut s’agir d’une Université mais aussi d’un institut public – comme un Ministère - ou privé – comme une organisation non gouvernementale.

Les candidats sont évalués sur base de 5 critères :

  1. L’orientation de leur diplôme de base (sociologie, anthropologie, économie, agronomie, sciences de l’environnement, sciences politiques) obtenu avec un grade équivalent à une Distinction (Bien) ;
  2. L’expérience d’au moins 3 ans dans une fonction d’étude, d’analyse ou de gestion de projet ;
  3. Le préprojet de cinq pages ;
  4. La lettre de motivation spécifiant comment le candidat envisage l’utilité du master pour son futur parcours ;
  5. La qualité de deux lettres de recommandations.

04/ Informations complémentaires

Nombres de bourses disponibles : 12

Durée de la formation : une année académique, de mi-septembre à mi-septembre

Langue de l'enseignement : français. Une connaissance passive de l’anglais (lecture) est nécessaire.

05/ Établissement(s) organisateur(s)

  • Université catholique de Louvain
    Responsable académique : professeure Fabienne LELOUP, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
  • Université de Liège

06/ Personne(s) de contact

Pour des informations sur le contenu du cours

Madame Vanderwilt Catherine
Place Montesquieu 1, bte L2.08.05 (Lecl. B059) 1348 Louvain-La-Neuve
T : +32 10 47 42 80 - F : +32 10 47 27 36
E-mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

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