Le président du Conseil d'administration

18.08.2017 : Philippe Maystadt a annoncé le vendredi 18 août 2017 avoir présenté au ministre de l’Enseignement supérieur sa démission de la présidence du Conseil d’administration de l’ARES. Le ministre d’État renonce ainsi anticipativement à son mandat, qui lui avait été confié en 2014 et s’achevait à la rentrée, contraint par son état de santé. L’intérim sera assuré par l’un des vice-présidents de l’institution.

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Philippe Maystadt ​préside le Conseil d’administration (CA) de l'ARES depuis octobre 2014.

Il a été désigné par le Gouvernement​ de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour une période de ​trois ans, conformément au décret "Paysage"​.

Avant son entrée en fonction, c'est Didier Viviers, recteur de l'Université libre de Bruxelles (ULB), qui a assuré l’intérim et lancé les premiers travaux et décisions du CA de l'ARES.

Docteur en droit de l'Université catholique de Louvain, diplômé de la Claremont Graduate School (M​aster of Arts in Public Administration), le ministre d'État Philippe Maystadt a occupé d'importantes fonctions avant de prendre la présidence du CA de l'ARES.

Il a notamment ​occupé, pendant 18 ans, celles de ministre du Gouvernement fédéral dont il a été le vice-premier ministre à deux reprises, ​celles de président de la Banque européenne d'investissement de 2000 à 2011, de conseiller spécial de la Commission européenne sur le système d'élaboration des normes comptables (2013-2014) et de professeur à l'UCL.

Il est actuellement le président du Centre international de formation européenne (CIFE - Nice et Berlin).

Il est également l'auteur de plusieurs ouvrages consacrés à des questions d'économie dont ​Comprendre l'économie: le marché et l'État à l'heure de la mondialisation (4 éd.), Europe : le continent perdu ? (2012) et L'euro en question(s).

Quelle est votre vision de l’ARES ?

L’ARES est une institution marquée par sa double nature. 

Aux termes du décret du 7 novembre 2013, l’ARES est un organisme d’intérêt public de catégorie B au sens de la loi du 16 mars 1954 sur le contrôle des organismes d’intérêt public. C’est donc un organisme au service et sous la tutelle du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un commissaire du gouvernement assiste d’ailleurs à toutes les réunions de l’ARES pour s’assurer que celle-ci applique bien la politique définie par le gouvernement et approuvée par le Parlement. C’est l’équivalent du FOREM et d’Actiris pour la politique de l’emploi. C’est l’approche « top-down ».

Mais, en même temps, le même décret définit l’ARES comme « une fédération des établissements d’enseignement supérieur en Communauté française «, indiquant ainsi que l’initiative doit aussi venir de ses composantes et que ses décisions doivent refléter un consensus entre celles-ci. C’est l’approche « bottom-up ».

Il faut donc – et ce n’est pas toujours simple – combiner les deux approches.

Comment envisagez-vous votre rôle de président de l’ARES ?

A la fois comme un animateur et un médiateur.

Avec l’Administrateur, il s’agit de prendre des initiatives et de lancer des débats pour que l’ARES puisse jouer son rôle de force de proposition. En même temps, nous devons jouer les amiables compositeurs pour dégager le nécessaire consensus.

Comment voulez-vous contribuer, par votre expérience, à l’amélioration et à la promotion de l’enseignement supérieur francophone belge ?

Si j’ai accepté la proposition du Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles de présider l’ARES, c’est parce que j’ai acquis la conviction que c’est dans l’enseignement que se joue l’avenir de notre société.

Dans une « société de la connaissance », l’élévation du niveau de formation de la population est un enjeu crucial. Nous devons faire en sorte qu’une plus grande proportion de nos jeunes acquière une qualification plus élevée, surtout dans les disciplines scientifiques et techniques, parce que ce sera la condition sine qua non pour accéder à la plupart des emplois de demain. Or, l’emploi, s’il n’est certes pas le seul facteur, reste pour beaucoup un important élément de l’épanouissement personnel.

 

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