DÉVELOPPEMENT DURABLE

CANDle…ou comment sensibiliser la communauté universitaire au développement durable. L'exemple de l'UNamur qui a misé sur une approche bottom-up et des résultats mesurables et visibles.

Une approche bottom-up pour des résultats mesurables et visibles

En 2012, le conseil d'administration de l'UNamur a affirmé sa volonté de mettre en place une politique de développement durable dans les activités d'enseignement, de recherche et de gestion de l'université et, pour atteindre cet objectif, il a dégagé une ligne budgétaire conséquente.

Le Groupe Développement durable, qui est constitué de personnes volontaires et sensibilisées aux questions de durabilité, a été chargé de définir et de mettre en œuvre des actions concrètes, en coordination avec le Vice-Rectorat à la Qualité, au Genre et au Développement durable.

Une des actions a consisté à organiser un appel à projets interne suivant deux principes importants :

  1. la poursuite et l'encouragement d'une démarche bottom-up d'implication de la communauté universitaire dans les questions de développement durable,
  2. une logique de projets financés permettant de structurer les démarches et d'engranger des résultats mesurables et visibles.

Un appel à la soumission de projets a donc été lancé vers toute la communauté universitaire. Ces projets pouvaient concerner tous les domaines touchant au campus durable (énergie, eau, mobilité, alimentation, achats, etc.). A ce jour, huit projets ont été financés. Certains d’entre eux sont portés par des membres du personnel (potager, microscopie, télécommandes, vélo , courrier interne) ; d'autres le sont par des services de l'UNamur (Haugimont, déchets) . Un des projets est entièrement porté par les étudiants (gobelets réutilisables).

Un appel à projets en deux phases

Dès le départ, la décision a été prise de découper l'appel en deux phases afin de permettre à des projets en gestation de mûrir et de ne pas être pénalisés par la proximité de la première échéance. Les projets de la première phase devaient être soumis en février 2013 et ceux de la deuxième phase en juin 2015. L’appel a été lancé en interne par les canaux habituels de communication (intranet et email en provenance du Vice Rectorat Développement durable).

Les projets ont été relus par un jury constitué de trois experts externes et de cinq membres du Groupe développement durable. Au total, 8 projets ont été financés dans la première phase pour un montant total approximatif de 85.000 €. Le montant alloué par projet allait de 3.300 à 30.000 €.

L'appel a été géré par le Groupe Développement durable et Vice-Rectorat au Développement durable. Les experts externes ont reçu des honoraires pour le travail de relecture.

Un seul projet a recouru à un financement pour des ressources humaines (une personne employée à 3/4 temps pendant 6 mois). Les autres projets impliquaient des personnes déjà en place à l'université, des dépenses d'investissement ou de fonctionnement.

Les facteurs de succès

La disponibilité a priori d'un budget déterminé a été un facteur favorable majeur. Elle a permis de s'assurer que les initiatives seraient bien soutenues et a probablement encouragé les soumissions de projet. Cependant, plusieurs membres de l'Université ont signalé qu'ils ne disposaient pas du temps nécessaire pour le remplissage du formulaire considéré comme trop lourd. Dans le deuxième appel, le formulaire a donc été un peu allégé.

Une fois accepté, les projets étaient entièrement autonomes, notamment d'un point de vue financier. Le principe de confiance vis-à-vis des chefs de projets a été appliqué.


Bénéfices et résultats obtenus

Les bénéfices sont variés et différents pour chacun des projets. Ils vont de bénéfices financiers et environnementaux évidents (par exemple pour le projet en microscopie électronique, la gestion des déchets, les gobelets et les télécommandes) jusqu'à des impacts sur les liens sociaux (potager UNamur), voire sur l'environnement économique et social (Haugimont).

Pourrais-je le faire chez moi ?

L’expérience semble assez facilement transposable à d'autres établissements. La taille importante de l'université et la disponibilité du budget ont été des facteurs importants de succès mais l'ampleur d'un tel appel à projets peut facilement être adaptée au contexte.

La motivation des soumissionnaires de projets n’a pas posé de problème mais la disponibilité en temps nécessaire à la mise en place du projet doit pouvoir être assurée.

Il convient de veiller à assurer un suivi minimal des projets, notamment pour communiquer sur leur progrès et résultats. Les ressources nécessaires pour assurer ce suivi et la visibilité des projets ne doivent pas être négligées lors de la mise en place d'un tel appel à projets.

 

Le campus de l'Université de Namur se situe majoritairement au cœur de la ville. La plupart des bâtiments sont concentrés dans une zone compacte située le long de la Sambre. Quelques bâtiments, principalement destinés aux logements étudiants ou visiteurs, sont situés un peu à l'écart (Salzinnes, Jambes). Une exception notable concerne le domaine d'Haugimont, un domaine de 300 hectares situé à la campagne à une vingtaine de kilomètres de Namur et dans lequel est implanté le centre de recherches ovines de l'Université. Le bâti est variable en termes d'âge, allant de bâtiments du début du 20ème siècle à de nouvelles constructions.
L’Université compte 6000 étudiants, 1300 membres du personnel.

 

Personne de référence pour le développement durable :

  • Michaël Petit, Responsable Développement durable - This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it.

Université de Namur, Rue de Bruxelles 61, 5000 Namur - www.unamur.be

 

Photo : © UNamur

 

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